21.04.2008
Balade photographique au centre-ville de Montréal
Chaque année, je sillonne le centre-ville de Montréal avec mon appareil photo, tentant de prendre le cliché qui me manque… Chaque année, je ne peux m’empêcher de photographier les incontournables du centre-ville : la foule illuminée, le cathédrale Christ Church avec son building coiffé d'une couronne d’épines derrière, les fontaines de Place Montréal Trust… Mais parfois, l’œil est attiré par une vision insolite. Voici cinq photos que j’apprécie… Allez, je vous emmène en balade ?
De l’autre côté de la rue, les parois vitrées du complexe Desjardins offrent un reflet inédit de la Place des arts, comme une vision de la réalité déformée. Regardez bien, je suis sur la photo !
En descendant la rue, vers le boulevard Saint-Laurent, on peut découvrir un autre Montréal : celui des petits ruelles. Pas besoin pour autant de s’aventurer trop loin, il suffit juste de bien regarder. Là, j’ai été attirée par le soleil qui illuminait le mur gris, faisant ressortir ce rouge bien présent.
Et si je vous disais maintenant de faire demi-tour. Revenez sur vos pas jusqu’au croisement Sainte-Catherine – Saint-Urbain. Là, prenez à gauche. A quelques centaines de mètres de marche, le Palais des congrès offre un beau terrain de jeu pour les amateurs de photos. Et si le soleil est de la partie, alors là, c’est que du bonheur. Les vitres colorées donnent une belle ambiance à saisir sur l’instant.
Si ça vous tente de marcher un petit bout encore, pour la dernière photo, direction le Centre Bell, la patinoire du club de hockey de la ville : Le Canadien. Le bâtiment est longé par la rue de la Montagne. Lorsque l’on traverse la rue, un décor original, quasi de film, s’ouvre à nous. Un drôle de mélange fait d’immeubles anciens toisés par des buildings récents, d’une énorme bouteille de lait et d’une peinture montrant l’emblème des Alouettes (équipe de football américain de la ville) proche du touchdown.
A vous maintenant de découvrir vos lieux insolites…
11:45 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Montréal, Places des Arts, Centre Bell
13.10.2007
Balade photographique… au marché Jean-Talon
Très animé, le marché Jean-Talon est un mélange de saveurs et une merveille de couleurs… Les mirettes autant que les papilles sont en effervescence tout au long d’une petite promenade entre les étals, à la découverte de fruits et légumes produits au Québec, parfois étonnants. Voici un petit aperçu en photos du marché que j’ai arpenté en septembre dernier.
De nombreuses variétés de tomates sont vendues sur le marché, des classiques (c’est-à-dire rouges) aux plus originales : vertes (le goût n’est pas si différent), jaunes, olives, piments… Et la présentation est soignée. Elles attendent soigneusement l’acheteur dans de grands paniers en bois ou de petits pots en plastique. Toutefois, le contenant n’est jamais vendu avec !!!
A côté des tomates, on trouve de gros oignons (genre oignons de Roscoff qui auraient fait de la gonflette). Ils sont énormes !!! Déjà que les petits nous font pleurer, là, attention les dégâts : grosses larmes en prévision !
Les légumes que l’ont découvrent sur les étals ont parfois des couleurs inhabituelles. Ainsi, il ne faut pas vous étonner de tomber nez à nez avec des choux fleur jaunes ou mauve, qui se mêlent aux traditionnels blancs et aux brocolis. Du côté des aubergines, le blanc est à la mode !
D’autres légumes sont, il est vrai, plus commun. Mais, en faisant le tour du marché, on peut se rendre compte de la richesse de production du Québec. On trouve de tout : carottes, ail en tresse, asperges, petits pois… Ah oui, si vous achetez des concombres, vérifiez bien qu’il ne s’agit pas en fait de cornichons ! (Pour un Québécois, ça paraît tout bête, mais pour un Français…)
Les poivrons offrent également une belle palette de couleurs. Si certains sont plutôt doux au goût, d’autres peuvent s’avérer très forts. C’est sans doute pas pour rien que les Québécois appellent les poivrons : des piments. Une chose est sûre : plus il est petit, plus il est fort !!!
Toujours à propos des piments, certains stands sont parés de grappes, avec des variations de rouge, vert, jaune… formant de belles guirlandes. Elles attirent l’œil et sans doute aussi le chaland !
Mais, le marché, ne se résume pas aux légumes. Comme tout marché qui se respecte, les fruits occupent un belle place. On les regarde avec gourmandise, convoitise et finalement, on se laisse tenter. Tenter par des bleuets du lac Saint-Jean ou d’Abitibi-Témiscamingue, des framboises bien roses, qui ne demandent qu’à être dégustées, des fraises qu’on a simplement envie de sucrer…
Pour ceux qui ont les papilles en émoi et qui ne savent pas vers quelles douceurs se tourner, des plateaux dits du « célibataire » sont vendus sur le marché. On y trouve bleuets, framboises, fraises… mais aussi mûres, raisins, cerises de terre (physalis), groseilles… Que du bonheur !
Les spécialités québécoises ont également une belle place sur le marché. Cidre de glace (délicieux), vin à base de pomme, bouteille de sirop d’érable, sucettes à l’érable, miel… Plein de bonnes choses pour se sucrer le bec. Pour ceux qui ne trouveraient pas leur bonheur, rendez-vous au « Marché des saveurs », juste à côté des étals. On trouve toute une gamme de saveur du Québec, des gâteaux à la canneberge, au vinaigre de pomme, en passant par le sirop de bleuets et la moutarde à l’érable…
Pour regarder les photos de plus près, il suffit de cliquer !
Les marchés de Montréal sur : http://www.marchespublics-mtl.com/
20:25 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Marché Jean-Talon, Montréal, Cidre de glace, Canneberges, Bleuets
30.05.2007
Des itinéraires pleins d’originalité sur Google maps
De nombreux Français rêvent du Québec, de ses grands espaces. Mais, a-t-on pensé à ceux qui ont peur de l’avion ? Ben oui ! Il y a bien entendu le bateau, mais si vous cliquez sur Google maps, une solution bien plus originale vous est proposée.
6.396 km en 29 jours
Prenons, par exemple, un itinéraire au hasard, enfin presque : Saint-Brieuc – Montréal. Les deux villes sont séparées de 6.396 km et le site nous informe qu’il faut en moyenne 29 jours et 9 heures pour parcourir le trajet. Sur terre pas de problème, il suffit d’avaler les kilomètres en voiture. Mais pour traverser l’Atlantique, c’est une autre paire de manches. Google maps propose une solution certes économique, mais quelque peu dangereuse : traverser à la nage. Si, si !!! Un poil risqué, même si on s’appelle Laure Manaudou. Il y a quand même 5.572 km.
Un peu plus ou un peu moins !
D’autant qu’il serait évidemment trop facile de se mettre à l’eau du côté de Brest. Tant qu’à faire, faisons un détour par Le Havre, et hop à la patouille. De même à l’arrivée outre-Atlantique, pourquoi rallier les côtes de la Nouvelle Ecosse, quand on peut faire un détour touristique par le Massachusetts, aux Etats-Unis. Quelques kilomètres en plus ou en moins, on est plus à ça près.
Et la voiture, on se la met sous le bras ? Un vraie bande de comiques chez Google maps.
http://maps.google.fr/
19:50 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Google maps, Saint-Brieuc, Montréal
07.02.2007
Mon périple à L’Anse Saint-Jean
En cette fin d’après-midi d’une belle journée de septembre, après avoir réalisé en quelques heures le tour complet du fjord, je me dirige en voiture vers L’Anse Saint-Jean. Ma sœur est au volant de sa Hyundai, tandis que mon chum profite du paysage à l’arrière. Mois, je suis sur le siège passager, à éplucher le guide touristique du Saguenay – Lac Saint-Jean, afin de dégoter une adresse de gîte pour la nuit (pour rien, vous allez comprendre pourquoi). Après avoir emprunté une route de vallée, nous arrivons dans le village. L’heure tourne, nous décidons donc de nous rendre directement dans un gîte pour réserver une chambre. Mais pas dans n’importe lequel, au Gîte de la montagne, de Lyse La Palme, une adresse dénichée par ma sœur à l’occasion d’un premier séjour au fjord. Elle y tenait mordicus à son gîte, même pas la peine de discuter. Finalement, elle a bien eu raison.
(L'anse à La Tabatière au soleil couchant : un spectacle magnifique. Photos Cath.N)
Après avoir discuté un peu avec Lyse, un petit bout de femme plutôt énergique, nous reprenons la voiture pour nous rendre à un belvédère apparemment incontournable de la région : celui de l’Anse à La Tabatière. La voiture garée sur un petit parking, nous marchons à peine cinq petites minutes et puis… c’est l’émerveillement. J’admire un des plus beaux paysages que je n’ai jamais vu de ma courte vie. Pas étonnant d’ailleurs que le panorama ait été classé septième plus belle attraction du Canada. Le soleil couchant donne encore plus de magie au paysage. Il n’y a pas un bruit. Ah si, une sirène vient annoncer la fermeture du parc, il est 19 h ou 19 h 30, je ne sais plus.
Malgré ce qui s’offre à moi, je ne peu m’empêcher de penser que nous sommes seuls sur les hauteurs du fjord. Des mots me viennent alors à l’esprit : ours, cougar, carcajou… J’ai une peu la trouille, mais je ne dis rien.
Dîner avec vue sur le fjord
Finalement, nous prenons le chemin du retour. En descendant, un porc-épic a décidé de nous barrer le chemin. Nous attendons patiemment, qu’il daigne partir, puis partons prendre notre repas du soir au village. Pas de restaurant de prévu, on décide de faire dans l’originalité : nouilles-jambon sur le quai de la marina (on avait pris bien soin de faire quelques provisions à la supérette locale, avant de monter au belvédère). Le réchaud est installé, il ne reste plus qu’à attendre que les pâtes cuisent, en sirotant un apéro. A côté de nous, un groupe de sexagénaires québécois discute de la pluie et du beau temps ; notre tambouille ne paraît pas les perturber outre mesure.
La nuit est maintenant tomber sur le fjord. Il est presque 21 h, les Québécois s’en vont, nous gratifiant d’un amical bonsoir. Finalement, après quelques minutes nous remballons également notre barda. Arrivés au gîte, Lyse nous accueille en lançant : « Ah, mes petits chéris ». Nous enlevons nos chaussures à l’entrée, par politesse, saluons son époux et gagnons le sous-sol aménagé de la belle maison. Là, nous disposons de la télé, de deux chambres, comme convenu (il y en a trois en tout), et d’une salle de bain spacieuse. Tout est nickel ! En regardant la baie vitrée qui donne sur le jardin, je suis impatiente d’être au lendemain pour découvrir le paysage qu’une nuit quasi-noire nous masque. Nous allumons un peu la télé, tombons sur Patrick Sébastien sur TV5, et décidons donc d’aller nous coucher.
Petit dej' à la québécoise
Le lendemain matin, je me réveille presque comme à la maison, tellement on se sent bien chez Lyse. Une petite douche, puis c’est l’heure du petit déjeuner. Au menu, un vrai menu de gars de la construction : patates, saucisses, bacon, creton, toasts, muffins, le tout arrosé de café et de jus d’orange. C’était délicieux et très copieux. J’en ai eu plein le ventre jusqu’au soir.
(Une vue qui vaut bien 1.000 dollars)
Le temps de mettre nos affaires dans la voiture, nous discutons encore un peu avec Lise. Elle nous apprend alors que deux jours plus tôt, un autre Breton avait dormi au gîte. Comme quoi, nous sommes vraiment partout. Nous disons au revoir et prenons la route du belvédère du billet de 1.000 dollars. Cependant, pour profiter de la vue, il faut grimper un peu. Oh, pas longtemps, moins de cinq minutes, sauf qu’avec le petit déj’ de Lyse dans l’estomac, je n’avance pas beaucoup. Finalement, j’y arrive à mon rythme. Là, nous découvrons un panorama sur tout le village, avec en avant-plan, le pont couvert, qui date de 1929 et qui est le symbole et la fierté des habitants. Le paysage, qui se déroule devant nous, a servi à illustrer, pendant 40 ans, le billet de 1.000 dollars (il y en a toujours en circulation, mais bizarrement, j’en ai jamais eu dans le poche. Je suis plus habituée aux billets de 10 et de 20). Quelques minutes et photos plus tard, nous redescendons et quittons à regret L’Anse Saint-Jean. Direction Chicoutimi, puis le Lac Saint-Jean, mais ça, c’est une autre histoire !
Si vous chercher une bonne adresse, je vous donne les coordonnés du Gîte de la montagne. Il est testé et approuvé.
Gite de la montagne
Lyse La Palme
123, de la Providence
L'Anse Saint-Jean (QC) G0V 1J0
Téléphone : 418.272.3388
16:35 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : L'Anse Saint-Jean, 1.000 dollars, La Tabatière, Gîte de la montagne
L’Anse Saint-Jean : un petit joyau à découvrir
Blotti au creux des montagnes et niché dans une baie naturelle où se lient la rivière Saint-Jean et le Fjord du Saguenay, le village de L’Anse Saint-Jean est un petit joyau à découvrir. Une bourgade entre terre et mer, entre fjord et montagne, qui dévoile des paysages propices à la contemplation et qui est aujourd’hui reconnu par l’Association des plus beaux villages du Québec.
(Vue du belvédère du billet de 1.000 dollars. Le pont couvert, construit en 1929, est le symbole du village et fait la fierté des habitants)
C’est en 1838, que des pionniers, chargés de découvrir de nouvelles terres, ont été séduits par le site et décidèrent d’y construire un village. L’anse comptait, en effet, certains avantages comme une forêt abondante, idéale pour le développement de l’industrie forestière, notamment pour la fabrication de bateaux, ainsi que de bonnes terres pour l’agriculture et l’élevage. Le petit village, devenu municipalité en 1859, avait tout ce qu’il fallait pour se développer paisiblement. Pourtant, le malheur l’a frappé à plusieurs reprises. Entre la grande disette de 1865, les incendies de 1875 et 1908, les éboulis de 1885 et 1928, la grippe espagnole de 1918, les inondations de 1963, 1979 et 1986, et le grand déluge de 1996 (102 maisons détruites), les habitants ont dû faire preuve de beaucoup de courage pour de pas laisser mourir leur village.
Des atouts touristiques
A l’aube du XXIe siècle, alors que la forêt saguenéenne s’essouffle, et de ce fait l’industrie liée à son exploitation, le village opère un revirement important. Il s’oriente ver le tourisme, faisant valoir ses atouts, notamment des trésors architecturaux (dont un magnifique pont couvert) et des panoramas grandioses (belvédères du billet de 1.000 dollars, de l’Anse à La Tabatière). Aujourd’hui, les amateurs de pêches au saumon, à la truite ou sur glace trouvent leur bonheur à L’Anse Saint-Jean, de même que les kayakistes, randonneurs en tous genres ou simples touristes bretons, comme moi. Laissez-moi vous raconter mon périple et rejoignez-moi au billet suivant.
http://www.lanse-saint-jean.ca/
16:25 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (3) | Envoyer cette note | Tags : L'Anse Saint-Jean, La Tabatière, Fjord du Saguenay

























