03.12.2006
Des rues qui n’en finissent pas…
Les rues de Montréal ont la particularité d’être longues, très longue, faisant de nos plus grands boulevards, de toutes petites venelles… C’est simple, qu’elles soient d’orientation nord-sud ou est-ouest, elles traversent la métropole de part en part. Si bien que si vous souhaitez aller rendre une petite visite à un ami qui réside sur Rachel, demandez lui bien son adresse : le numéro et l’orientation (est ou ouest)… Si vous oubliez ce petit détail, vous êtes partis pour une longue marche (bonnes chaussures recommandées) dans « ce long désert des rues qui n’en finissent pas », comme chantait Robert Charlebois.
Deux termes caractérisent les piétons québécois : aimable et serviable. Bon, je sais, il y a des cons partout, mais dans l’ensemble, ils sont moins nombreux que dans les rues de Paris, par exemple. En effet, perdue dans la capitale française, pas un autochtone ne daignera vous aider à retrouver votre chemin (et ça, c’est du vécu). Par contre, n’importe où au Québec, voyant un étranger en perdition dans la rue, un Québécois va s’arrêter spontanément, pour vous aider à retrouver votre route. Et ça marche aussi dans le métro… De toute façon, si vous êtes perdu, pensez que toutes les rues sont parallèles, traversées par d’autres en angle droit. Tout est carré. Pour ma part, pour ne pas me perdre au centre-ville de Montréal, je prends le Mont Royal et un immeuble comme points de repères.
Lorsqu’on se balade au centre-ville de Montréal, rue Sainte-Catherine, l’œil est attiré par de grandes enseignes lumineuses, pas toujours du meilleur goût, invitant la gent masculine à venir admirer le spectacle pathétique (et oui, je suis une femme, donc je trouve ça pathétique !!!) des danseuses nues. Une vraie religion là-bas. Cependant, à bien y regarder, on se demande bien où est l’entrée du boui-boui… Une énorme enseigne surplombe une minuscule entrée, le plus souvent très glauque (petit exemple ci-dessous, l’entrée est à droite, oui, oui, là, cachée par les arbres).
Ah oui, une chose aussi, il faut toujours éviter d’aller se balader dans les rues après avoir bu plusieurs bière, coca, eau, bref de liquide en tout genre. Pourquoi ? Parce qu’il n’y a pas de toilettes publiques à Montréal. Jean Drapeau (maire de la ville de 1954 à 1957 et de 1960 à 1986) en a décidé ainsi, estimant que les toilettes publiques étaient des repères pour malades sexuels. Si une envie pressante vous prend, pas de panique, direction la ville souterraine, au niveau restauration rapide… Ouf !!!
Pour traverser une rue, n’oubliez pas de regarder les feux… Pas question là-bas comme chez nous d’ailleurs de traverser sans regarder (surtout qu’il y a beaucoup de 4x4, ça peu faire mal). Sur un panneau lumineux, une petite main ou un petit bonhomme blanc vous indiqueront quand traverser. Cependant tenez-vous prêt, parce que le temps est compté… En effet, un chronomètre indique les secondes qu’il reste pour traverser, et parfois, c’est un peu juste. Il faut se dépêcher.

Il y a tant de choses à dire sur les rues, je reviendrai sur le sujet plus tard…
13:05 Publié dans Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rue, Sainte-Catherine, Montréal, Charlebois
19.11.2006
Les petites bibittes !!!
Ah, les grands espaces québécois dont rêvent nombre de Français. Une balade charmante et purifiante en forêt, qui mène en douceur vers un lac d’une beauté à faire pâlir le plus performant des objectifs photos… Un tableau idyllique, mais qui peut parfois être contrarié par des petites bibittes…
Vous me dites, mais que sont les bibittes ? Ce sont en fait de petits insectes, qui peuvent vous pourrir la plus belle des randonnées ou un moment de détente au camping…
Commençons par les moustiques ou maringouins ! Ce sont les poids lourds de tous les moustiques, les champions du monde de la piqûre, les rois des boutons rouges. Enfin, tout ça pour dire que je n’en ai jamais vu d’aussi gros. Tout centimètre de peau laissé à l’air libre est aussitôt attaqué par ces petits vampires (la preuve en image). Alors, pour ne pas rentrer de voyage avec une tête et le corps comme une calculette, mieux vaut bien se couvrir.
Dans le nord du Québec, on compte jusqu’à 12 millions d’individus, soit 1.250 au mètre carré. Ca fout la trouille ! Ils sont plus nombreux près des lacs et des cours d’eau, des zones humides. D’ailleurs, chose assez étrange, durant l’été, période de prolifération des maringouins, les petits Québécois sortent leur tenue de protection pour aller jouer dehors : une casquette, avec un grillage qui revient sur le visage, un peu comme ont les apiculteurs.
Pas de panique, les maringouins ne piquent pas tous le monde… Moi, par exemple (enfin, cette dernière info n’est pas capitale, je vous invite donc à poursuivre). Je disais donc que les maringouins peuvent parfois être sympathiques et vous laisser apprécier un bon barbecue en pleine air. Mais attention, une mouche noire n’est jamais très loin.
La mouche noire ne paye pas de mine, et pourtant. Avec son air de pas y toucher, elle se pose sur vous, enlève un petit bout de peau, et s’en va comme elle est venue, sans crier gare, mais en vous laissant un petit souvenir : une petite plaie qui saigne… Oh, rien de bien méchant ! Attention, certains spécimens sont rouges, gris, voire même jaunes. Ca complique quand même le jeu !
On trouve également des brûlots, de petits vampires également, des taons, qui attaquent surtout les animaux, et des tiques, que l’ont trouve également chez nous…
Enfin, rassurez-vous, ce ne sont pas des petites bestioles qui vont gâcher votre voyage. Il faut juste prendre quelques précautions : bien se couvrir, mettre du produit anti-moustiques.
Si vous êtes en camping, il y a aussi la solution de ne pas se laver, car les shampoings, parfums, gels douche attirent les bibittes. Allumez également un feu, si c’est autorisé par le règlement du camping évidemment, ça les éloigne.
Les petits bibittes font aussi le charme du Québec !
12:35 Publié dans Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : bibittes, moustiques, mouche noire, Québec
17.11.2006
Quelques infos surprenantes : le supermarché
Comme promis, à nouveau quelques petites choses cocasses et déroutantes pour les petits Français. Et si on faisait un tour par le supermarché !
1. Quand on entre dans un supermarché québécois, on pénètre dans un monde inimaginable. Bien que les supermarchés ressemblent aux superettes de chez nous, niveau surface, à l’intérieur tout est plus : plus gros, plus grand, plus bizarre… Souvent, on trouve deux parties dans un magasin : une zone dite normale et une zone king size. Ainsi, dans la zone « extra large », le paquet de céréale est presque trois fois plus grand qu’en France, la margarine et la glaces à la vanille se vendent dans des seaux et les canettes de Pepsi par 24.
2. Pas la peine de rechercher les produits français, ils sont beaucoup trop chers. Et oui, la boîte de « Vache qui rit » coûte, en effet, presque 5 euros. A ce prix là, le portefeuille ne rigole pas beaucoup. De toute façon, niveau fromage, mieux vaut oublier camenbert et autres roqueforts et se contenter d’un morceau de cheddar, qui a un peu le goût du gruyère bon marché.
3. Vivre au Québec, c’est aussi tirer un trait sur une bonne tranche de jambon blanc. Et oui, après avoir perdu une bonne demi-heure à chercher le rayon jambon, le Français sera quelques peu dérouté par ce qu’il trouvera en face de lui : de toute petites tranches aussi fines que du papier à cigarette, toutes humides, avec une couleur qui n’a rien à voir avec le jambon de chez nous… Pour un premier essai, mieux vaut commencer par le jambon "Forêt Noire", c’est celui qui se rapproche le plus de celui de chez nous.
4. Et pour accompagner le jambon, il faut tout de même un petit bout de pain… Il existe bel et bien du pain français à vendre dans les supermarchés. Ce serait une bêtise de dire l’inverse. Cependant, il manque un peu de croustillant (il y a toujours moyen d’aller s’approvisionner dans une boulangerie française). Cependant, les Québécois sont les champions du pain de mie. L’une des marques la plus connues est « Pom ». Vous me dites, pourquoi citer cette marque plus qu’une autre ? Et bien, tout simplement parce que la légende urbaine dit que le pain de mie « Pom » à la particularité de rester moelleux pendant plus de trois mois, record battu (je me demande tout de même ce qu’ils mettent dedans).
5. L’une des choses les plus originales que l’on trouve au supermarché, c’est quand même les Pongos, que l’on peut manger à toutes heures selon ses envies. Et il faut, je pense, en avoir vraiment envie, pour se dire vers 16h : "Tiens, je mangerais bien un petite saucisse, mise sur un bâtonnet (style esquimau glacé) et enrobée de pâte, semi croustillante (qui ressemble à celle des beignets de crevettes dans la cuisine chinoise)". Un vrai goûter nord-américain quoi !!!
6. Rayon boisson, les amateurs de bière trouveront leur paradis (l’abus d’alcool est tout de même dangereux pour la santé). Les marques canadiennes et américaines sont en bonnes places évidemment. On trouve de la Molson (Dry, Canadian, Coors light…), de la Labbat, de la Budweiser, de la Sleeman… En bref, les Québécois et les Nord-Américains sont de grands amateurs de bières. Ils aiment également les bières européennes, qu’ils considèrent quasi comme des produits de luxe. La Stella Artois et la Heineken produits de luxe, on aura tout vu !!!
7. Les amateurs de sodas trouveront également leur Eden au supermarché. Il faut oublier les petites bouteilles, voire les petites canettes… Le plus petit format de bouteille contient un demi-litre. Sinon, les grandes bouteilles contiennent généralement deux litres de liquide parfois bizarre. Ainsi, on trouve du Soda mousse (pensez que vous buvez un verre de limonade, dans lequel on a fait fondre une boule de glace vanille), de la Root beer ou Racinette (ça ressemble à du coca, mais ça a le goût du produit pour rincer les dents), du coca vanille-cerise (c’est pas mauvais), du Pepsi au goût de fraises à la crème (c’est original, mais ça passe aussi très bien).
8. Enfin, l’une des choses les plus surprenantes, outre qu’un bel étudiant range vos achats dans les sacs, c’est qu’une fois que vous avez payé vos courses, vous devez repasser par le magasin pour sortir et rejoindre le parking. Rien n’empêche en effet (à par l’honnêteté évidemment) de remplir un petit peu plus son sac au passage… C’est un agencement très particulier tout de même.
Voilà, un petit tour rapide des supermarchés québécois. Rendez-vous au prochain numéro.
11:55 Publié dans Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : québécois, supermarché, français, soda
27.10.2006
Quelques infos surprenantes sur le Québec...
Quelques petites choses de la vie québécoise, un peu déroutantes lorsqu'on pose le pied pour la première fois sur le sol de la Belle Province...
1. Dans l'avion, avant d'arriver à l'aéroport, le voyageur doit remplir une carte de déclaration douanière lui demandant s'il a un arme sur lui (bien sûr, tout le monde se trimbale avec son arme dans la poche) et s'il va visiter une ferme dans les quinze jours suivant (franchement, qu'est ce que ça peut lui faire au douanier)…
2. Il est interdit d’apporter des légumes au Canada, même les plus bios du monde, oui oui, même ceux de mamie ! Interdiction également de passer la douane avec du lait en poudre (même mélangé avec du café et de la chicorée dans une boîte de Bonjour, je l’ai appris à mes dépens). De même, les boîtes de conserve contenant du porc sont autorisées, mais celles contenant du bœuf sont confisquées (un douanier m’a dit un jour que c’était à cause de la grippe aviaire, il était pas trop futé celui-là. Je n’ai jamais vu de vache qui ressemblait à des poules au Québec). Ah oui, pour ceux qui trouvent ces restrictions stupides et souhaiteraient passer outre, l’amende est tout de même de 200 $.
3. Au Québec, mieux vaut être fortiche en calcul mental. Le touriste va devoir convertir un prix affiché en dollar, en euro (puis en franc, eh oui, il y a des choses dont on a du mal à ce défaire). Suite à cette conversion, il va se rendre compte qu’il a oublié d’ajouter la TPS et la TVQ, ce qui représente 15 % de plus. Ainsi, sa super tuque en queue de castor à un prix défiant toute concurrence sera en réalité au même prix dans quasi tous les magasins de touristes, c’est-à-dire beaucoup trop cher pour de la fourrure synthétique fabriquée en Chine.
4. Les magasins de souvenirs de Montréal, que ce soit au vieux port ou dans la rue Saint-Catherine, en plein centre-ville, ont une particularité : la plupart sont, en effet, tenus par des personnes d’origine indienne d’Inde ! Pas les Indiens de Lucky Luke, ni des Algonquins, ni des Iroquois...
5. Quand on arrive ou quand on part du restaurant au Québec, on a toujours les bras chargés. En effet, certains restaurants du Québec précisent sur leur devanture que les clients peuvent apporter leur vin avec eux. En partant, si le client a préféré boire son vin, acheté à la Société des alcools du Québec, plutôt que de manger la nourriture du chef, il peut repartir avec les restes de son assiette dans un petit sac.
6. Au Mac Donald’s, les petits Français seront un peu surpris de commander un « Joyeux festin » au lieu d’un « Happy meal ». Par ailleurs, dans les fast-foods (Mac Do, Burger King, Harvey’s, A&W, PFK…), il ne faut pas faire l’erreur de commander un menu géant… Sinon, attention à l’indigestion : un sandwich qui est deux fois plus grand qu’en France et un gobelet de soda contenant presque un litre. Par contre, pas question de commander de simples frites. Vive l’aventure ! Il faut commander une poutine : des frites, de la sauce brune et du fromage en grain, c’est délicieux.
La suite, dans les jours qui viennent…
12:05 Publié dans Vie pratique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Montréal, Québec




















